Mali: Sur une page de tous les jours | Souéloum Diagho

O seigneur à toi ceci, une simple prière modeste et venant du cour.

Tu n’as pas besoin des yeux ouverts pour voir comment on vit ici, sur cette terre démembrée que les
humains ont transformé en charnier, ils coupent, creusent et fauchent les enfants.

Peux-tu seulement nous prendre en pitié, et accepter nos défauts?

Peux-tu nous ramener sur un droit chemin ? Celui de l’amitié, celui de l’amour pour son prochain et
allumer une veilleuse dans notre cour pour éclairer le tunnel assombrissant qui termine nos
journées.

O seigneur, toi l’éclaireur de nos sombres idées, toi qui voit avant que la vision n’éclose dans nos
sens, donne-nous un peu, rien qu’un peu de ta bonté pour que le mensonge soit loin de nous, pour
que la lumière se fasse même dans les nuits orageuses.

Pour toi seigneur, je chante mes chants de l’aurore, et ceux accompagnant le crépuscule des peurs,

que la nuit se referme sur moi et qu’elle ne s’ouvre plus jamais.

Je prie ton nom, ta majesté et ta grandeur jusque dans les univers éloignés, que mon âme fasse un
vol plané pour échapper à ce monde et ses atrocités.

Souéloum Diagho, the contemporary Tuareg poet, comes from Tessalit in the North of Mali. He is author and editor of Poésies touareg : le chant des saisons (Tuareg poetry: Song of the seasons), a collection of traditional poems.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s